La présence de rats à proximité immédiate des logements sociaux constitue aujourd’hui un enjeu sanitaire et opérationnel majeur pour les collectivités et les bailleurs. Ce phénomène, largement documenté dans la presse, s’inscrit dans une dynamique multifactorielle associant fragilité du bâti, gestion imparfaite des déchets, habitats favorables pour les rongeurs, densité humaine élevée et disponibilité alimentaire en continu.
Quand la vulnérabilité structurelle favorise l’infestation
La presse rapporte régulièrement des situations préoccupantes où des habitants décrivent un quotidien marqué par la présence de rats dans les parties communes ou les abords immédiats des résidences.
📰 Le Parisien (12 octobre 2023) rapporte, à Saint-Denis, des observations récurrentes de rats circulant dans les couloirs et pénétrant dans les appartements via les gaines techniques, indice d’une colonisation avancée des structures internes.
📰 La Provence (4 avril 2022) décrit une situation marseillaise où l’effondrement partiel d’une dalle extérieure a été attribué à un réseau de terriers développé sous l’immeuble, démontrant la capacité des rats à altérer progressivement la stabilité des sols.
📰 La Voix du Nord (18 janvier 2024) mentionne, à Lille, des incursions dans les logements directement liées à l’activité importante observée dans les locaux de stockage des déchets et les sous-sols techniques.
📰 France 3 Régions (22/09/2025) relate qu’au Havre, un enfant de 2 ans a été grièvement blessé après une agression par un rat dans un logement social. Sa famille dénonce l’inaction du bailleur face à la situation.
Ces éléments convergent vers le même constat : l’environnement bâti des logements sociaux, lorsqu’il est vieillissant ou contraint par un entretien limité, facilite la création de niches favorables aux rats, souvent situées en sous-sol ou en périphérie immédiate des bâtiments.
Les terriers sous les immeubles : un danger invisible mais majeur
La biologie du rat surmulot, rat brun ou rat d’égout (Rattus norvegicus) implique un comportement fouisseur marqué. Les animaux construisent des terriers composés d’un ensemble de galeries, chambres et voies de fuite. Dans les résidences bâties sur des sols rapportés ou perméables, ces structures peuvent se développer rapidement.
Conséquence :
- Les rez-de-chaussée deviennent difficiles à habiter, car les rongeurs trouvent des points d’entrée dans les murs, dans les vides sanitaires, sous les portes.
- Les locataires n’osent plus ouvrir les portes fenêtre, ni même les fenêtres, tant les incursions sont fréquentes.
- Les abords et espaces verts attenants peuvent également devenir le terrain de jeu des rats.
Ces configurations créent des situations de vulnérabilité croissante, notamment pour les enfants, population la plus exposée aux risques physiques et microbiologiques.
Enjeux sanitaires : exposition des enfants et risques associés
Les rats sont des vecteurs potentiels de plusieurs agents pathogènes transmissibles indirectement (supports, eau stagnante, sols… contaminés par les urines et excréments).
La littérature scientifique identifie notamment la leptospirose, mais également la salmonellose et la campylobactériose, toutes deux documentées par l’EFSA comme étant les deux principales zoonoses au niveau européen. Dans les contextes de logements sociaux, les enfants présentent un risque d’exposition accru du fait :
- de leurs activités proches du sol,
- de comportements exploratoires,
- de la fréquentation des aires de jeux en extérieur, parfois situées à proximité de terriers actifs.
Risque de morsure nocturne : un phénomène rare mais documenté
Bien que les morsures de rats demeurent statistiquement rares, elles constituent un risque réel dans certains contextes d’infestation avancée, notamment lorsque les populations s’installent durablement dans les cloisons, les parois, les gaines techniques, le réseau de collecte des eaux usées (égout) ou les faux-planchers.
Les incidents rapportés surviennent principalement pendant la nuit, lorsque les occupants, en particulier les jeunes enfants, dorment et ne perçoivent pas les déplacements de l’animal.
Plusieurs mécanismes favorisent ces accidents : recherche de nourriture résiduelle, curiosité comportementale ou diminution de la distance de fuite chez les individus habitués à la présence humaine. Les morsures nocturnes au-delà de leur risque sanitaire, constituent un indicateur d’alerte révélant une perte de contrôle de la population de rongeurs dans l’environnement immédiat du logement.
Les obligations légales des bailleurs sociaux
Les bailleurs sociaux ont un devoir essentiel : garantir à leurs locataires un logement décent, sain et sécurisé. Cela implique notamment :
✔️ Assurer la salubrité des parties communes et extérieures
Ils doivent mettre en place des actions correctives lorsqu’un problème est signalé : fermeture de points d’accès, nettoyage renforcé, interventions rapides d’un professionnel.
✔️ Mettre en œuvre des traitements adaptés
La réglementation impose aux gestionnaires de résidences de faire appel à des prestataires spécialisés lorsque la présence de rats est avérée.
✔️ Prévenir la récurrence des infestations
La lutte doit être durable : inspection régulière, contrôle des déchets, fermeture des locaux techniques, réparation des fissures et des conduits.
En cas d’inaction, les locataires peuvent saisir les services municipaux d’hygiène, voire engager un recours juridique.
❗ Un point souvent ignoré : les obligations liées à l’utilisation de produits rodenticides de dératisation
Malgré ces obligations, la réalité du terrain montre que de nombreux bailleurs ne respectent bien souvent pas le cadre réglementaire. En effet, les cahiers des charges qu’ils imposent aux prestataires de dératisation prévoient bien souvent seulement 2 à 4 passages par an, ce qui est insuffisant et surtout contraire aux conditions d’utilisation des produits rodenticides mis sur le marché depuis 2018.
Depuis cette date, les Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) exigent à minima 4 à 5 passages pour une période de 35 jours dans le cadre d’un traitement curatif. Cela s’explique par l’évolution des formulations, des règles de sécurité et des restrictions liées aux molécules anticoagulantes au regard des risques écotoxicologiques (exposition des animaux non cibles) et des risques de sélection de souches de rongeurs résistantes.
Même si chaque passage peut être efficace en termes de pose, contrôle et retrait des appâts, la dynamique de population des rongeurs rend impossible un contrôle durable avec seulement 2 à 4 passages annuels. Pour illustrer :
- Durée de gestation d’un rat ou d’une souris : ≈ 21 jours
- Maturité sexuelle : ≈ 40 jours après la naissance
- Capacité reproductive : plusieurs portées par an
Autrement dit, une infestation peut se reconstituer avant même le passage suivant, et ce même après une intervention correctement réalisée.
En résumé :
➡️ Les prestations “au forfait minimal” imposées par certains bailleurs ne permettent pas d’utiliser correctement les produits (non conforme à la réglementation), ni de maîtriser durablement les infestations.
➡️ Elles placent de fait les bailleurs dans une situation de non-conformité, avec un risque sanitaire direct pour les occupants.
Ce décalage entre exigences réglementaires et pratiques contractuelles est l’une des causes majeures de la persistance du rat dans les résidences sociales.
La nécessité de se tourner vers une stratégie de gestion préventive : combiner surveillance, réduction de l’attractivité alimentaire et interventions ciblées
La lutte contre les rats dans les environnements densément habités doit reposer sur une logique de gestion intégrée. Celle-ci inclut :
- l’identification des ressources alimentaires accessibles,
- la réduction de la capacité d’accueil du milieu (habitats favorables),
- la surveillance permanente,
- l’intervention dès l’apparition du premier individu,
- et un raisonnement strict des usages biocides.
Ce paradigme s’impose progressivement aux bailleurs sociaux confrontés à des infestations récurrentes.
SECU-RAT : une réponse adaptée aux habitats collectifs
SECU-RAT propose une approche sécurisée et efficace pour détecter et contrôler les populations de rats là où ils s’alimentent, c’est-à-dire sous les corbeilles de propreté, véritables points d’intérêt pour ces rongeurs.
- la détection précoce des rats directement sous les corbeilles de propreté, points stratégiques identifiés comme sites d’alimentation majeurs,
- l’activation d’interventions proportionnées (piégeage mécanique, appâts placebo ou rodenticides, ou simple surveillance),
- un suivi continu grâce au système connecté SECU-RAT CONNECT, permettant aux bailleurs et aux prestataires d’objectiver l’état d’infestation et l’efficacité des actions engagées
- la sécurisation des espaces publics, le dispositif étant conçu pour empêcher l’accès aux enfants, animaux domestiques et espèces non ciblées (validation scientifique disponible sur demande)
Dans le contexte des logements sociaux, où les rongeurs circulent entre espaces verts, locaux poubelles et pieds d’immeubles, SECU-RAT devient un outil stratégique pour les bailleurs et les collectivités : il leur permet de rétablir la salubrité, d’agir de manière discrète et sécurisée, et surtout de prévenir la résurgence du problème grâce au monitoring continu.